La périimplantite

C’est une inflammation des tissus autour d’un implant dentaire, associée à une perte osseuse progressive.
Elle est causée par un biofilm bactérien dysbiotique, et ne guérit pas spontanément.
Sans traitement, elle peut conduire à la perte de l’implant — et nécessite un diagnostic précoce et un traitement combiné (mécanique + adjuvant comme le laser).


Ci dessous voici le lien vers un texte de présentation du traitement de la périimplantite par le laser Nd: YAP qui est le laser que j'utilise. Cette présentation est en mode scientifique donc un peu difficile à lire, mais elle est fondamentalement importante pour expliciter mon point de vue sur le sujet.


A retenir que la prévalence estimée se situe dans un fourchette de 10 à 40% des patients porteurs d'implants selon les études EFP de 2022.

Je rappelle ici les facteurs de risques dans lesquels on retrouve beaucoup d'éléments que je cite dans mes écrits sur la prévention de la parodontite (candidosique ou bactérienne).

Antécédents de parodontite

Tabagisme

Diabète mal équilibré

Hygiène bucco-dentaire insuffisante

Design de l'implant (surface, type de connexion)

Surcharge occlusale.


Les signes d'appels:

Saignement au sondage (BOP)

Suppuration

Augmentation de la profondeur de poche  (>4mm)

Mobilité de l'implant (signe tardif)

LaserNd:YAP et périimplantite

Ma position

Dans ma pratique je suis pour la conservation de l'organe dentaire.

Parodontologue exclusif, j'applique une approche intégrative en parodontologie qui s'applique parfaitement au traitement de la périimplantite.

Le Nd:YAP (1032 nm) est un laser efficace en adjuvant du traitement mécanique de la péri-implantite. Il agit en réduisant le biofilm bactérien (jusqu’à 92 %) et en diminuant l’inflammation des tissus mous. Sa longueur d’onde légèrement inférieure au Nd:YAG (1064 nm) lui confère une meilleure pénétration et un risque de surchauffe moindre. Il est particulièrement utile en cas de poches profondes ou de biofilms résistants. Les études montrent une réduction significative de la profondeur de poche et du saignement au sondage à 6 mois. Il ne remplace pas le détartrage, mais le renforce. À utiliser en mode pulsé, à 1–2 mm de la surface de l’implant, sans contact. Sa sécurité sur le titane est bonne si le protocole est respecté. Moins étudié à long terme que l’Er:YAG, il reste une option prometteuse. Formation obligatoire pour éviter les lésions thermiques. Pas encore standardisé, mais de plus en plus utilisé en pratique clinique. Idéal pour les cas complexes ou récidivants.